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Régionales 2010

Les candidat-e-s d’Europe Ecologie Bretagne se présentent : Yannik Bigouin

Aujourd’hui, Yannick Bigouin, 2ème sur la liste EEB du Finistère

mardi 22 décembre 2009

Brest-ouvert commence une présentation des têtes de liste départementales d’Europe Ecologie Bretagne en débutant par le Finistère, merci aux candidat-e-s d’avoir bien voulu répondre à quelques questions.

Yannik Bigouin, 3ème composante militant associatif dans le domaine de la culture. Chargé de mission pour la structuration de l’ économie sociale et solidaire en Finistère, 2ème sur la liste dans le Finistère, se livre au petit jeu de l’interview.

Brest-ouvert : C’est la première fois que tu te présentes à une élection à caractère politique (régionales 2010) : qu’est ce qui te pousse, te motive à franchir le pas et rejoindre Europe Ecologie Bretagne ?

Je me suis déjà présenté à une élection lors des dernières municipales dans ma commune, à Plouguerneau, mais c’est vrai que c’est une première pour une élection de cette ampleur.

Pourquoi je franchis le cap ? Parce que je pense qu’il faut agir au lieu de gémir tout simplement. Après 20 ans d’engagement associatif, j’ai envie de mettre ma motivation vaillante au service d’un projet que je porte pour la Bretagne et que j’ai retrouvé au sein d’Europe Ecologie Bretagne. Je crois en effet en notre démocratie et à la lucidité des citoyens pour améliorer leur environnement politique, social, économique....

Je trouve aussi que Europe Ecologie Bretagne a l’avantage des dépasser le carcan du parti politique pour s’ouvrir à des formations, mouvements, groupes en adéquation avec des valeurs partagées. Permettre à des gens engagés, portant en eux une expérience et une volonté de faire bouger les choses, me semble vraiment le signe d’un mouvement mature, sûr de lui, au plus près des citoyens.

Je crois profondément que ce mouvement a dans sa vision politique le projet d’une société meilleure.

B.O. : ton expérience associative et professionnelle semble s’articuler autour de deux centres d’intérêts principaux : la culture, la solidarité sociale

B.O. : Peux tu nous expliquer comment cela s’est concrétisé pour toi ?

En fait je pense avoir une vision assez globale mais c’est vrai que je suis particulièrement intéressé par la culture et par le patrimoine en particulier. Sans doute parce que j’ai été directeur d’un écomusée durant près de 9 ans et que depuis très jeune je travaille à mettre en valeur ce qu’on appelle le "petit patrimoine". Cette richesse sous nos pieds est souvent déconsidérée et pourtant il-y-a là, autant dans le patrimoine matériel que dans l’histoire de la société humaine bretonne une singularité (nous avons tout de même le seule langue celtique continentale !) à mettre en valeur autant pour réconcilier les Bretons avec leur histoire dont on a tant voulu la réduire à du folklore (dans le sens désuet et ridicule du terme) que pour permettre l’échange avec les visiteurs eux même détenteurs d’une richesse culturelle. Cette échange permettant alors rencontres, enrichissement, liens... bref ce qui fait l’humanité.

Je suis aussi militant d’une économie sociale et solidaire (dans une économie plurielle composée d’une économie capitalistique et d’une économie publique). Une économie qui mettrait non pas la recherche du profit comme c’est trop le cas dans le néo-libéralisme au centre mais l’homme.

A quoi sert l’économie si elle réduit l’homme a un pion, un rouage ? et le broie comme on peut le constater aujourd’hui dans de plus en plus de sociétés. L’économie doit être au service de l’homme. Les structures de l’économie sociale permettent cela car ce sont des sociétés de personnes et non pas de capitaux, comme les associations, les mutuelles, les coopératives. Elle n’ont pas pour but d’alimenter en cash des actionnaires toujours plus gourmands.

Elles répondent à des besoins sociaux, culturels, de santé, assurance...ce qui n’empêche pas une efficacité économique. Elles reste concurrentielles dans le marché, comme les autres, mais fonctionnent différemment. Ce fonctionnement n’est pas nouveau : les premières coopératives sont nées, en Bretagne, à Morlaix 19ème siècle et il y-en a une qui existe et qui fonctionne trés bien. De plus, dans ces structures la démocratie ne reste pas dehors comme dans une société classique ou c’est le plus riche qui décide. Ici la démocratie fonctionne avec l’élection des dirigeants. Bien sur, beaucoup de coopératives bretonnes, et en particulier dans le monde agricole, ont perdu leur esprit de départ mais je constate aujourd’hui leur volonté de revenir à leurs valeurs de départ. Ce sera aux élus de la région de les aider aussi.

Cette économie, enfin, est non délocalisable car elle n’est pas tenu par les marchés financiers et justement il me semble important de tout faire pour relocaliser l’économie en Bretagne afin de réduire au maximum cette finançiarisation qui détruit tout sur son passage. Pour cela il y-a des outils : circuits courts, finances solidaires...

B.O. : Comment imagines tu ton action au sein du conseil régional ?

Je me vois comme quelqu’un d’actif, d’ investi dans un esprit coopératif. Je me vois aussi être force de proposition d’actions liée à mes valeurs, mes convictions.

B.O. : Et la Bretagne de demain, tu l’imagines comment ?

J’imagine une Bretagne ayant développé des énergies renouvelables sur terre et en mer qui permettrait de gagner en autonomie énergétique. Une Bretagne décomplexée par rapport à sa culture populaire, où parler breton ne serait plus considéré comme saugrenue.

Une Bretagne ouverte au monde et riche de sa diversité. Une Bretagne où il y-a du travail pour les jeunes et des jeunes à l’aise dans leur basket. Une Bretagne reconnue comme innovante, moderne, fier d’être ce qu’elle est. Une Bretagne puisant dans son histoire économique et sociale une inspiration pour un développement harmonieux respectueux de l’environnement et des hommes et femmes qui la font depuis des siècles.

- voir le site d’Europe Ecologie Bretagne

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