L’éclairage public et les enseignes publicitaires représenteraient ainsi 1 à 2% de la consommation électrique en France soit 4% des émissions de gaz à effet de serre : les collectivités commencent à réagir

En France, 9 millions de lampes serviraient à éclairer villes et campagnes, ce qui représente 1.260 MW, soit l’équivalent d’un réacteur nucléaire.
En outre, n’étant pas permanent, l’éclairage nocturne participe à la pointe de consommation d’énergie Il nécessite donc l’utilisation de centrales thermiques. En 2000, il a atteint 91 kWh/an/hbt, soit plus du double de l’Allemagne (43 kWh/an/hbt en 2000).
Globalement, la facture énergétique est estimée entre 400 à 500 millions d’euros par an. L’éclairage public constitue pour les communes, 23 % de la facture globale d’énergie et 38 % de la facture d’électricité soit un coût annuel au point lumineux de 40 à 70 euros.
Les dépenses liées à l’éclairage public en France représentent 1,2 milliard € hors énergie : 800 millions d’euros sont dédiés aux frais de maintenance et 400 millions liés aux investissements des points lumineux.
L’éclairage public et les enseignes publicitaires représenteraient ainsi 1 à 2% de la consommation électrique en France soit 4% des émissions de gaz à effet de serre. Si le projet de loi Grenelle 1 vise à réglementer l’excès d’éclairage artificiel la nuit par la mise en œuvre de mesures de prévention, de suppression ou de limitation, le projet de loi Grenelle 2, en matière de risques et santé, prévoit d’intégrer les publicités et les enseignes lumineuses au dispositif législatif encadrant les ’’pollutions lumineuses’’ [1]..
surpuissance des installations d’éclairage, utilisation mal adaptée sont en cause.
Différents dispostifs sont mis en oeuvre par les collectivités :
suppression des sur-éclairements (> 30 lux), la suppression des boules énergivores,
utilisation de luminaires haute performance et de lampes basse consommation (relamping),
utilisation des réducteurs de puissance ou des ballasts électroniques,
abaissement des hauteurs de feux,
rabattement des flux lumineux vers le sol
Par exemple, à Lille (Nord), leur mise en oeuvre a permis à la collectivité d’économiser plus de 1,3 millions d’euros par an, depuis 2004. En 4 ans, ce contrat a déjà permis à la ville de réduire sa consommation d’énergie de 34,5 % sur un objectif de 42 % d’ici 2012
Un lampadaire solaire-éolien est proposé à la vente, il a été installé déjà, par exemple, à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), ou à Grenoble.
D’autres types de lampadaires solaires sont par ailleurs proposés par la société Surtec. Ces lampadaires s’allument automatiquement, grâce à un régulateur crépusculaire, une horloge programmée ou un détecteur de présence infra-rouge.
source : le site actu-environnement.fr


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